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Le contexte politique au Canada December 1, 2005

Posted by Iglika in Sandford Fleming.
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Pendant la guerre entre le Royaume-Uni et les États-Unis (1812-1814), les Canadiens français luttent aux côtés des Canadiens anglais et l’ennemi est repoussé.

Suite à une rébellion manquée (1837-1838) dans le Bas-Canada sous le chef «patriote» Louis-Joseph Papineau, Londres impose en 1840 l’union législative du Haut-Canada (loyaliste) et du Bas-Canada (francophone), en partie dans le but d’assurer une majorité anglophone. L’objectif avoué de cette union est contenu dans le rapport du lord John Durham, qui propose l’assimilation des Canadiens français. La colonisation se poursuit vers l’ouest, afin d’éviter d’éventuels empiétements des Américains. Des canaux unissent Ottawa et Montréal, les lacs Ontario et Érié.

L’histoire de la région des Prairies se confond avec celle de la forte concurrence, dans la traite des fourrures, entre la Compagnie de la baie d’Hudson et la Compagnie du Nord-Ouest, qui fusionnent en 1821. L’emprise britannique y est contestée par les métis, descendants des commerçants francophones et des femmes des tribus autochtones, qui constituent le groupe majoritaire de la colonie de la rivière Rouge (le futur Manitoba). Ils s’opposent vigoureusement aux spéculateurs qui envahissent la région entre 1840 et 1860. S’estimant dépossédés de leurs terres, ils se révoltent entre 1870 et 1885 sous la conduite du métis Louis Riel, mais sont écrasés, malgré le soutien des Canadiens français; la pendaison de leur chef, en 1885, signifiera la mise à l’écart de la population métisse et indigène. La colonisation dirigée par l’État fédéral se met alors résolument en marche, avec sa police montée, ses expéditions, l’arpentage, la politique de concession des terres et la mise en place des institutions. Elle est soutenue par le développement des voies de communication et une première vague d’immigration, venue de l’Ontario et des États-Unis, supplante rapidement les métis. Véritable arrière-pays agricole du Haut- et du Bas-Canada, un troisième Canada, pluriethnique, voit le jour.

La Confédération canadienne

L’histoire institutionnelle du Canada ne doit pas occulter les orientations «géostratégiques» suivies par les Britanniques: assimiler les populations; mettre en place une politique économique nationale à partir de l’Ontario; constituer une formation territoriale forte faisant contrepoids aux États-Unis; faire du pays un trait d’union entre l’Atlantique et le Pacifique. Une trentaine d’hommes politiques, les «pères de la Confédération» se réunissent en 1864 à Québec pour ébaucher les fondements du dominion de l’Amérique du Nord britannique. L’établissement de la Confédération en 1867 – voté par le Parlement britannique, heureux de renforcer son empire face aux États-Unis –, regroupant la Nouvelle-Écosse, le Nouveau-Brunswick, le Québec (ex-Bas-Canada) et l’Ontario (ex-Haut-Canada), résulte d’un compromis entre les parties anglophone et francophone; poussés à se regrouper par la crainte de l’impérialisme américain, les «pères de la Confédération» souhaitent l’élaboration d’une constitution assez centralisatrice pour prévenir un éclatement et suffisamment souple pour donner une autonomie aux provinces.
Le régime mis en place en 1867 va alimenter de nombreuses controverses constitutionnelles en créant, plutôt qu’une véritable confédération, une forme de fédération (vu l’importance des compétences du gouvernement central qui siège depuis lors à Ottawa). La langue française retrouve une existence légale, mais le gouvernement est centralisateur. Le premier Premier ministre, sir John Alexander Macdonald, qui se maintient au pouvoir jusqu’en 1891 (exception faite des années 1873-1878), souhaite mettre en place un État unitaire, conception assez bien acceptée par les nouvelles provinces qui se joignent au dominion : Manitoba en 1870, Colombie-Britannique en 1871, Île-du-Prince-Édouard en 1873. La création du Manitoba, faisant suite à l’écrasement de la révolte des métis de la rivière Rouge conduits par Louis Riel, renforce le pouvoir central. L’Alberta et la Saskatchewan deviennent provinces en 1905, alors que le Yukon (depuis 1898) et les Territoires du Nord-Ouest (en 1890), moins peuplés, restent placés sous le contrôle direct du gouvernement fédéral. Terre-Neuve se joint au Canada en 1949. La réalisation du chemin de fer transcanadien dès 1886 par la compagnie Canadian Pacific renforce l’unité de la Confédération. Le gouvernement du francophone Wilfrid Laurier (1896-1911), dirigeant du Parti libéral, favorise l’immigration: la population augmente d’un tiers, ainsi que la puissance de l’économie, qui demeure axée sur l’agriculture et l’exploitation de la forêt. En 1911, le conservateur Robert Borden succède à Laurier et encourage l’industrialisation. Il fait entrer son pays dans la Première Guerre mondiale aux côtés de la Grande-Bretagne et de la France.

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