jump to navigation

Expositions universelles December 13, 2005

Posted by Iglika in Expositions universelles.
trackback

Les Expositions Internationales et Universelles débutent à Londres en 1851, en pleine révolution industrielle et en pleine période de glorieux colonialisme. Les expositions portent donc d’abord sur ce double thème de l’innovation industrielle et de l’exotisme rapporté des colonies. Dans l’ensemble, on remarque qu’elles sont d’abord Européennes. Elles sont plus rares au milieu du XIXe siècle et très nombreuses vers la fin. Elles se chevauchent souvent par esprit de compétition entre pays ou entre villes d’une même nation, mais peut-être sans trop de répercutions sur l’achalandage, parce qu’à cette époque les déplacements sont plus difficiles, alors les visiteurs sont souvent locaux. D’ailleurs, la durée des expositions était parfois ajustée à l’achalandage puisque le bouche à oreille était évidemment plus lent qu’aujourd’hui.

Londres (Grande Bretagne) – du 1er mai au 11 octobre 1851

The Great Exhibition of the Works of Industry of all Nations

Première véritable Exposition Universelle et Internationale, elle présente à la fois un caractère modeste et grandiose. En une seule construction occupant à peine 19 acres, elle a accueilli plus de 6 millions de visiteurs, abrité plus de 13,937 exposants. Modeste parce qu’elle occupait un espace restreint (et un seul bâtiment), grandiose parce qu’il s’agit d’un événement unique en 1851.

L’Exposition se tenait au Palais de Cristal, un bâtiment immense, conçu expressément pour l’événement. L’architecture du palais rompait avec les habitudes de l’architecture Victorienne. Il s’agissait d’un palais de verre et d’acier dont la légèreté avait de quoi étonner à cette époque, et dont les Londoniens étaient fiers. L’architecte responsable était Joseph Paxton. L’utilisation de pièces usinées (plaques de verre, poutres d’acier) donne au bâtiment le ton juste pour une exposition de ce type à cette époque. L’emplacement choisi: Hyde Park. Au lendemain de l’événement, le Palais fut défait pour être reconstruit à Sydenham où il réouvrit en 1854. Le bâtiment fut détruit en 1936 lors d’un incendie.

Consacrée aux progrès accomplis par l’Homme du XIXe siècle, l’Exposition permettait de voir l’ancien (Gallerie Médiévale) cotoyer le moderne (Chambre de Machines), la richesse et l’exotisme (le fameux diamant Koh-i-noor, fourures et artisanat amérindien du Canada, un gigantesque éléphant de plâtre et des etoffes de l’Inde (Cachemire), chapeaux d’Australie, etc. Les nombreux exposants étaient surtout Britaniques ou des Colonies Britaniques. L’Exposition avait un caractère colonial davantage qu’international ce qui n’est rien de vraiment étonnant pour l’Angleterre Victorienne.

Quelques critiques virent dans cette manifestation un symbole de la décadence impérialiste, mais dans l’ensemble les gens y virent un véhicule d’espoir dans l’évolution de la civilisation. D’ailleurs, sans trop le vouloir, cette Exposition fut à l’origine de maints accords Européens et Internationaux.

L’exposition fut un succès à bien des égards. Du point de vue économique, l’exposition fit un profit de 186, 437 livres. Il n’en fallait pas plus pour que d’autres expositions se préparent. Quant aux profits, ils furent réinvestis dans les musées de South Kensington.

Les Expositions Universelles ont toujours été un miroir de l’Histoire, une image concentrée de l’idéal d’une société. On peut voir en chacune d’elles une source de repères historiques sur divers plans: sociologique, psychologique, culturel, architectural, politique, social, esthétique, pratique, scientifique, etc. La foire – au sens très large – est avant tout un lieu de rencontre et d’échange. Or aujourd’hui les échanges sont de plus en plus faciles, et le texte que vous lisez présentement en est une illustration très claire. Autrefois, les expositions et foires de tous types étaient des occasions, attendues ou inattendues, de prendre des nouvelles du monde. Les plus grandes inventions, la roue mise à part, ont été présentées lors d’Expositions: Le téléphone de Graham Bell fut une attraction de l’Exposition de Philadelphie (1876), la Grande Roue (Ferris Wheel) fut inventée pour l’Exposition Colombienne de Chicago (1893), la télévision fut présentée en 1939 lors de l’Exposition de New York, sans compter de nombreuses inventions qui ne sont jamais parvenues à la diffusion de masse, mais qui étaient sensées changer le monde du demain d’hier. Par exemple, le Visuophone de BELL, que j’ai pu voir en action pendant l’Expo 67 et qui n’a jamais été vraiment commercialisé. Les inventions sont aujourd’hui largement diffusées par les média électroniques ou imprimés à une vitesse qui fait qu’elles sont presque familières au moment ou nous les installons chez-nous. Pour un visiteur d’Exposition du XIXe siècle, il fallait plusieurs jours pour se rendre à une exposition qui était présentée dans son propre pays. Aujourd’hui il faut quelques heures ou quelques minutes pour changer de continent. Pendant la première moitié du XXe siècle, pour avoir accès à une nouvelle technologie, il fallait attendre des années pour la voir et encore plus pour l’utiliser. Aujourd’hui, on peut raisonnablement penser que les découvertes qui attireront les visiteurs d’une exposition qui se tiendra dans 3 ans ne sont pas encore faites ! Notre rapport avec le temps et la distance a beaucoup évolué. Les coûts rattachés aux Expositions Internationales sont devenus prohibitifs, qu’il s’agisse de la construction de pavillons, de la publicité ou simplement du coût d’entrée. Aujourd’hui, les pays prennent en considération sans doute davantage les revenus des expositions que le prestige simple. En ce sens, nous sommes loin de la compétition entre les grandes puissances du XIXe siècle.

Références

Aimone, L., Olmo, C. Les Expositions Universelles 1851-1900. Paris: Éditions Belin 1993.

Appelbaum, S. The Chicago World’s Fair of 1893. New York: Dover Publications, 1980.

http://netrover.com/~berta/pagexpo.html

Comments»

1. judicaël NGOUAMASSAGA - November 26, 2007

Hello,
we are a group of artists named Cercle de Création de Révolution Artistiques from Gabon,central Africa and we would need to take part of an art’s exposition all around the world.
We hope that you could help us in this way.
Thank you.
Best regards
Judicaël NGOUAMASSAGA chairman

2. OKOLOGHO - December 14, 2009

Bonjour ,

Je suis Brice-Armand, un jeune gabonais qui a vu un document sur Judicaël sur Canal 21. Les sculptures sont magnifique et montrent la culture du continent, de notre continent.
Je suis fier d’être du même pays que toi, j’ai aimé la sculpture sur le guerrier Obamba, j’aime,J’aime!!
Je serai heureux un jour de vous rencontrer.

Bonne chance a toi, que l’art vive comme tu le fais vivre.

Cordialement,
Brice-Armand OKOLOGHO


Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: